Été 2012 : la rétro des premières fois …

Levé de soleil au large de Port-la-Nouvelle

Un été de premières fois résumé en images. Montez à bord et profitez de ces beaux instants capturés pour la postérité. Ensuite il sera temps de poursuivre, à la grâce de Mère Nature, le voyage qui nous mènera en Atlantique pour passer l’hiver.

Première rencontre avec Wanda.

On m’avait dit qu’il fallait avoir le coup de foudre pour choisir son premier bateau, toujours un peu trop cartésien je n’y croyais pas trop … Et puis je suis monté à bord de ce First 35 de 32 ans qui ne demandait pas mieux que s’offrir une cure de jouvence et m’accompagner dans la folle aventure que retrace ce blog.

Pourtant Wanda n’a rien d’un yacht et l’on peut même dire que l’apparence n’est pas sa qualité première : Son teint jaunis par le sel et les ans, les accrocs et fêlures de la coque et du pont, les multiples bouts pendouillant ça et là, les réparations de fortune faites au ruban adhésif lui donnaient un aspect de vaisseau fantôme. Mais c’est sur l’eau et sous voile que les qualités marines de ce sloop m’ont séduite. La conception de Wanda date d’une époque révolue où les architectes navals concevaient la carène d’abord en fonction des contraintes marines et hydrodynamiques, et seulement ensuite se souciaient d’y faire tenir les équipements et couchage. Le résultat : Un voilier marin et performant, un bon compagnon de voyage …

Première fois seul sur une plage au couchant.

Une aventure nautique c’est aussi de grands moments à terre. Le soir où j’ai pris cette photo j’ai eu les 2 km de la plage des chalets de Gruissan pour moi tout seul. J’ai sortie l’aile volante pour garder contact avec le vent, fusse à terre. Le couchant, la plage, le vent, les goélands et moi, seul au monde, comme une prémonition …

Premier coup de foudre pour Gruissan.

Le ponton donne sur l’étang de Gruissan, réserve protégée en plein coeur du parc naturelle de la narbonnaise. Juste derrière se trouve le vieux village, toujours dominé par la tour Barberousse. Entourée de quatre étangs et bordée par la MéditerranéeGruissan est une ville d’eau et de mer, ses deux ports de plaisance (et ses bars !) offrent aux navigateurs des escales aussi belles que riches en rencontres.

Premiers pas sur la plage de Port-Leucate.

Quelques encablures au sud de Gruissan on passe le Cap Leucate. Autour du cap on trouve le village historique du même nom, Leucate Village, la station de vacance, Leucate Plage, et enfin le port de plaisance Port Leucate. Construit sur une presqu’île cette petite station balnéaire familiale me rappelle la presqu’île de Rhuys qui a bercé mon enfance.

Première balade sur le Rec de Port-Leucate.

Au bout de cette jetée impressionnante par ses dimensions se trouve le Rec de l’entrée. Le Rec comme le nomme simplement les locaux est une construction en bois qui ressemble beaucoup aux buchers des conscrits d’Alsace. Au delà de l’attrait touristique sa fonction principale est de servir d’amer, de point de repère visuelle pour la navigation maritime côtière. D’où qu’on soit en mer on peut estimer la position de l’entrée du port par rapport à l’amer que l’on peut voir de considérablement plus loin.

Première vue du Cap Creus.

Au sud de la jetée du Rec de Port-Leucate on peut apercevoir au loin les Pyrénées qui se jettent dans la mer et forment le Cap de Creus, l’extrémité orientale de la péninsule ibérique. Ce cap et les reliefs alentours forment la côte rocheuse espagnole, réputée, à juste titre, pour la beauté des paysages, en particulier depuis la mer. En prenant cette photo je savais qu’on ne tarderait pas à aller y traîner nos voiles, ce fût chose faite quelques semaines plus tard.

Première fois que le carré de Wanda a été rangé !

Sur un voilier, même confortable, la place est quand même comptée. Et en période de réparation/entretien on a très vite fait d’en mettre partout : Outils sur la table à carte, pinceaux et récipients dans l’évier, matériaux et notices sur la table, sacs et autres sur les banquettes … A un moment il n’y avait guère que ma couchette qui ne ressemblât pas à un rayon de quincaillerie (et encore …). Quel fût donc ma fierté de prendre cette photo après avoir passé une journée entière à ranger et nettoyer.

Premiers repérages de Gibraltar.

Un des points culminants de notre voyage sera le passage du détroit de Gibraltar. Du fait de l’évaporation de la Méditerranée le courant est presque en permanence vers l’Est (l’Atlantique remplissant la Méditerranée). Il nous faudra donc sortir vers l’océan, à contre courant dans un des rails maritime les plus fréquenté de la planète. Alors je commence la préparation de ce passage compliqué bien à l’avance : Cartographie bien sûr, anales météo pour tenter d’anticiper une bonne fenêtre, mais j’écoute aussi avec attention les récits des « anciens » qui ont eu l’occasion de s’y frotter. Et à les écouter ça ne sera pas simple, Gibraltar n’est pas une fille facile, espérons que je saurais obtenir ses faveurs !

Première explosion de beauté pure.

Un soir de juin, juste après le passage d’une dépression le soleil a choisit de réapparaître juste avant de se coucher, comme pour dire « Je serais là demain … ». Le résultat fût un spectacle à couper le souffle, une explosion de beauté pure que peine à rendre un appareil photo : Les rayons orangés du couchant se reflétant non seulement sur l’eau mais aussi habillant les nuages bas d’un halo doré, le tout contrastant avec le fond des derniers nuages noirs de la dépression.

Première fois en mer.

Ma première équipière lors de la première sortie en mer de sa vie ! Cette jeune alsacienne est arrivée à la gare de Perpignan à 9h30, à 11h on était sur l’eau et on envoyait les voiles. Passé l’appréhension naturelle dû aux premiers degrés de gîte elle a pu profiter du spectacle permanent offert par un voilier fendant la houle. Il restait encore plusieurs jours de boulot à terre avant de pouvoir entreprendre un voyage plus ambitieux mais cette journée passée sur l’eau sous un soleil de plomb a suffit à nous motiver pour poursuivre la préparation de Wanda.

Premier amarrage aux Saintes-Maries de la mer.

Les Saintes-Maries de la mer est la capitale de la Camargue, en plus d’être un lieu de pèlerinage traditionnel des gens du voyage c’est aussi la deuxième commune de France en termes de superficie. Les Saintes-Maries est une ville magique, entouré des marais camarguais, bordé par la Méditerranée, terre de nomadisme et de gitanie, l’été elle résonne en permanence au son des guitares gipsy. Dans cet endroit qui fleure bon les salins de Camargue, les mas (ranch) élevant taureaux et chevaux blancs, j’ai des souvenirs inoubliables. Aussi amarrer Wanda à Port-Gardian (le port des Saintes-Maries) a été un des très grand moment de ce début d’aventure.

Premier couché de soleil sur la baie de Camargue.

Sur la route de Carnon où on devait récupérer un équiper on a dû traverser la baie de Camargue. Comme une pétole (pas de vent) nous avait retardée au sud du phare de l’Espiguette on a terminé la navigation la proue face au couchant. Le spectacle était tellement beau qu’il nous a presque fait oublié qu’on devait mouiller (jeter l’ancre) pour la première fois et que c’est quand même plus sympa à faire de jour qu’en pleine nuit.  Heureusement tout s’est bien passé, on a passé notre première nuit au mouillage, notre premier réveil sur l’eau au large de la Grande Motte … Et, accessoirement, notre premier contrôle des douanes juste avant de lever l’ancre et de récupérer notre équipier sans encombre à Carnon.

Première fois à la barre.

Quelques heures à peine après nous avoir rejoint à Carnon notre jeune équipier fraîchement embarqué s’est retrouvé la barre dans les mains à tenir le cap qui nous permettrait de sortir de la baie de Camargue. Ce jour là le vent était contre nous et nous a imposé de louvoyer, c’est bon pour la formation des équipiers mais déplorable pour la moyenne horaire et le cap ! Surtout quand le vent tombe en même temps que le soleil se couche. Mais une fois la nuit tombé le vent est revenu (et pas qu’un peu !) et nous avons repris notre route au sud.

Premier levé de soleil en mer.

Après une nuit de navigation sous voiles, après une nuit passée à dompter les caprices de la Méditerranée, une nuit de vents variant de la pétole au coup de tabac, le soleil a quand même daigné se lever. Mes équipiers dormant du sommeil du juste j’ai attaché la barre avec un bout pour profiter sereinement du spectacle qui s’offrait à la poupe. Quel bonheur de sentir les premiers rayons sur sa peau après une nuit en mer, quel privilège d’assister à cette merveille quotidienne sur le pont d’un voilier accompagné par le bruit de l’étrave fendant la houle.

Premier passage du Cap Béar.

Même si le Cap Béar ne présente pas de difficulté particulière il est symbolique pour les marins longeant les côtes de France vers l’Espagne : C’est le premier cap à franchir qui ouvre la voie sur ses deux grands frères, Cap Cerbère puis Cap Creus. Le Cap Cerbère est le dernier cap français, une fois celui-ci passé on entre dans les eaux territoriales espagnoles. Le Cap Creus est le premier grand cap d’Espagne, au sud on pourra faire escale à Cadaques ou entrer dans la baie de Rosas.

Première mer d’huile au couchant.

C’est sur la route de Barcelone qu’on  a connu notre première vrai mer d’huile. De celles qui durent, de celles qui font dire au skipper : « Bon, on est mort dans l’eau ». Une fois que la pétole est installé il n’y a plus qu’à enrouler le génois pour ne pas l’abîmer, border la gran’voile pour stabiliser le bateau et prendre patience … ou allumer le moteur. Ce que nous ferons durant quelques heures pour rejoindre la baie de Rosas où nous passerons finalement la nuit au mouillage.

Première nuit à Barcelone.

Après quatre jours de navigation épiques nous voilà à Barcelone. On jète les amarres à Port Vell, en plein centre ville, dans le quartier de la Barceloneta face au musée de Catalogne. A peine le temps de nous remettre de nos émotions marines qu’il est l’heure de vivre notre première soirée barcelonaise. Barcelone me fait penser à Marrakech, une ville où il faut accepter de se perdre pour découvrir : Découvrir ces places insoupçonnées qui surgissent au détour d’une ruelle, découvrir l’ambiance de cette ville à la fois paisible et survoltée, découvrir les ruelles plus ou moins obscures, souvent tagués à l’envie, Barcelone étant la capitale du street art. Cette escale nous a laissé un souvenir impérissable et une grande envie d’y revenir … Ca sera l’objet d’une autre aventure qui sera, bien sûr, relatée ici.

Stay tune for our next adventures …

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One response to “Été 2012 : la rétro des premières fois …”

  1. HOCHART says :

    et coucou, aprés les dauphins, on srégale de découvrir ton blog, t as une prédisposition naturelle pour nous amarrer à la vie de WAnda… merci MA

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