Agadir 2013 épilogue
Derniers jours sur la route d’Agadir à bord de Wanda. Cabotage ibérique de Benicarlo à Benidorm. Une voile éclatée, du bricolage, du rire, de la navigation, des mouillages et de la musique.
Bye bye Agadir
Génois explosé, grand voile déchirée, c’est le bilan d’un gros coup de vent imprévu qui nous a surprit, heureusement tout près des côtes, un peu au nord d’Alicante. On a dû se réfugier en urgence dans la minuscule marina de Benidorm. Prévu pour des embarcations de 8m maxi les 11m de Wanda lui donne des allures de géant dans un monde de lilliputiens.
Ce port minuscule nous protège à peine, la seule "place" possible pour Wanda étant le quai en béton de la station service, juste à l’entrée du port. Avec ces mauvais vents et la houle qui les accompagne on a passé deux assez mauvaises nuits à devoir régulièrement rectifier amarres et pare-battages.
Voir Benicarló et mourir !
Notre vie sur les eaux de la Méditerranée entre le Golfo de la Ampola et Benicarló marina le 5 février 2013.
Des vents violents et quelques réparations nous forcent à faire une escale involontaire et impromptue dans la petite ville de Benicarló. On y aurait pas été spontanément mais le port est très bien tenu, les gens sont adorables et on est à l’abri : Tout va bien !
Version longue
Viva Barcelona !
Après 3 jours passés sur l’eau nous voilà arrivé à Barcelone. La douceur du climat de la ville contraste avec le froid ressentie parfois pendant la nav’. Amarré à Port Vell on profite une dernière fois de ce super endroit. Je dis une dernière fois car le port est e travaux et va se transformer : Seuls les grands yatchs pourrons désormais y séjourner, les navires de plaisance comme Wanda seront désormais contraint d’aller à Port Olympic.
Barcelone est, comme toujours à la hauteur, énergique, cosmopolite et trépidante. Impossible de s’ennuyer dans une ville comme celle-ci ! On va donc profiter d’une immersion urbaine pendant quelques jours avant de quitter le monde des hommes et reprendre notre route au sud à la grâce de Mère Nature.
Été 2012 : la rétro des premières fois …
Un été de premières fois résumé en images. Montez à bord et profitez de ces beaux instants capturés pour la postérité. Ensuite il sera temps de poursuivre, à la grâce de Mère Nature, le voyage qui nous mènera en Atlantique pour passer l’hiver.
Première rencontre avec Wanda.

On m’avait dit qu’il fallait avoir le coup de foudre pour choisir son premier bateau, toujours un peu trop cartésien je n’y croyais pas trop … Et puis je suis monté à bord de ce First 35 de 32 ans qui ne demandait pas mieux que s’offrir une cure de jouvence et m’accompagner dans la folle aventure que retrace ce blog.
Pourtant Wanda n’a rien d’un yacht et l’on peut même dire que l’apparence n’est pas sa qualité première : Son teint jaunis par le sel et les ans, les accrocs et fêlures de la coque et du pont, les multiples bouts pendouillant ça et là, les réparations de fortune faites au ruban adhésif lui donnaient un aspect de vaisseau fantôme. Mais c’est sur l’eau et sous voile que les qualités marines de ce sloop m’ont séduite. La conception de Wanda date d’une époque révolue où les architectes navals concevaient la carène d’abord en fonction des contraintes marines et hydrodynamiques, et seulement ensuite se souciaient d’y faire tenir les équipements et couchage. Le résultat : Un voilier marin et performant, un bon compagnon de voyage …
Adios Barcelona, muchas gracias !
On reprend la mer en quittant Barcelone avec un petit pincement au coeur.
Alors qu’on dépasse les galions amarrés à l’entrée du port je repense à l’enchevêtrement des ruelles du quartier de la Rambla. À ces places hypothétiques qui surgissent au détour d’un égarement, on a tout fait sur ces places, jusqu’à se faire virer par la municipale à coup de Kärcher (100% vrai !). J’ai eu, à cet instant, une pensée émue pour notre ancien président …
Mais c’est Barcelone : Les flics sont sympa et discutent poliment, les histoires se règlent dans un paisible brouhaha d’espéranto espagnol-francais-anglais-italien.











