Remise à l’eau de Wanda

Wanda grutage

Après plusieurs semaines en cale-sèche Wanda est à nouveau à flot. C’est un moment charnière : Le début d’une nouvelle étape du voyage et la fin d’un séjour à sec en en zone de carène qui restera longtemps gravé dans ma mémoire.

Bien sûr j’ai été frustré de ne pas pouvoir naviguer, mais cette longue période dans une zone de Port-Leucate plus passante et emplie d’activité m’a permit de découvrir la vie d’un port autrement qu’au quai. Bien sûr je me souviendrais confusément des dizaines de bateaux passés par la zone de carène, de la barge à huître à la goélette de 20m . De ces dizaines de conversations tournant toutes, de près ou de loin, autour des bateaux et histoires de mer. Mais il y a aussi le ballet hebdomadaire des mécaniciens du port dans leurs voitures ateliers, les chariots et voiturettes de la capitainerie et  les allées et venues de grues de levage hautes de quatre étages.

L’arbre d’hélice, l’hélice, le tube d’étambot, le presse-étoupe et le waterlock ont dû être remplacé. Opérations longues et coûteuses mais qui fiabilise la partie motrice du bateau de façon importante. Le moteur vibre bien moins qu’avant et cette nouvelle hélice tripale est d’une efficacité redoutable !

La coque sous la ligne de flottaison a aussi bénéficier de temps et d’attentions : Ragréage complet pour réparer les accrocs et le "lisse", trois couches d’époxy pour le renfort et l’étanchéité, deux couches d’antifouling à matrice dure pour terminer la partie pérenne de cette carène. Et enfin deux couches d’antifouling semi-érodable pour servir de biocide, éviter la prolifération des algues et molusques, mais aussi pour améliorer les qualités de glisse du voilier. Ces deux dernières couches seront pourtant à refaire chaque année.

Lors des essais dans le lagon du port on a atteint 6 noeuds avec un tout petit 2000 tours/minutes, en poussant le moteur on dépasse 8 noeuds. Wanda reste un voilier dont le but est de naviguer à la voile sans consommer d’hydrocarbures, mais un moteur performant est un outil de sécurité indispensable. J’ai pu vérifier cet été au large du cap Sans Sébastian qu’allumer le moteur est un moyen certes peu glorieux mais très efficace de se sortir d’un mauvais pas, rejoindre les abris de la côte !

La combinaison de la nouvelle coque toute lisse et de la nouvelle hélice dimensionnée sur mesure donnent donc de très bons résultats. Il me reste à poursuivre les derniers entretiens : Finir le réfrigérateur, contrôler, retendre et graisser les haubans, réparer le hublot avant, graisser les winchs et rails d’écoutes … Ceci fait je m’occuperais des derniers préparatifs, principalement de l’avitaillement en nouriture, et il sera temps de partir vers le sud …

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